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Délégation socialiste française au Parlement européen

Conseil européen : une première nuit utile

Conseil européen : une première nuit utile

 

C’était notre principale crainte : que le dossier urgent, celui de la crise des réfugiés, soit otage des questions de politiques intérieures du Royaume-Uni. Cela n’a pas été totalement le cas, même si les décisions sont reportées à un sommet extraordinaire ultérieur, vraisemblablement le 5 mars. La compréhension manifestée à l’égard de la Grèce, que nous appelions de nos vœux dans un communiqué de presse dès le 26 janvier (http://www.deputes-socialistes.eu/schengen-alerte-enlevement-deurope/) va dans la bonne direction, même si ceux qui veulent abandonner la Grèce menacent toujours. Enfin, des voix se sont élevées pour condamner les mesures prises par l’Autriche : c’est un signe qui montre que les Européens sont un peu plus résolus qu’hier à faire face ensemble.

Nous ne cesserons pas de le marteler : c’est seulement dans la solidarité que l’Europe pourra répondre à l’urgence humanitaire. Alors que l’afflux de migrants a en particulier fragilisé la Grèce et l’Italie, deux des pays qui ont été au centre de la crise de l’euro, nous restons convaincus que l’Europe peut et doit accueillir dignement les réfugiés. Accueillir décemment 2 millions de réfugiés, c’est un investissement et c’est une occasion de poser la question qui taraude l’Europe, celle du financement de l’investissement.

Sur la question du Brexit, nous saluons la détermination de François Hollande, à ce stade des négociations, sur nos trois lignes rouges :

  • il est hors de question d’accorder un droit de veto au Royaume-Uni sur les décisions prises par les pays membres de la zone euro ;
  • il est tout autant inadmissible d’introduire des limitations à la libre circulation des Européens qui viseraient à discriminer les citoyens ;
  • enfin, une clause doit clairement dire qu’il n’y aura pas de nouvelles négociations en cas d’échec du referendum : le divorce n’est plus vécu comme un drame de nos jours. L’Union européenne a tant à faire pour se refonder, qu’avec ou sans le Royaume-Uni les défis seront peu ou prou les mêmes.

Rendez-vous au prochain épisode d’ici quelques heures !

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